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Synopsis et détails

Deux fils
Réalisateur(s) : Félix Moati
Acteur(s) : Benoît Poelvoorde, Mathieu Capella, Vincent Lacoste
Catégorie(s) : Comedie, Drame
Langue : VF

Joseph et ses deux fils, Joachim et Ivan, forment une famille très proche. Mais Ivan, le plus jeune, un élève du secondaire ordinaire en pleine crise mystique, est fâché contre ses deux modèles, qu’il voit s’effondrer. Parce que son frère aîné, Joachim, ressasse inlassablement sa dernière rupture, au prix de compromettre ses études de psychiatrie.

1 commentaire pour le film “Deux fils” :

  1. Anonyme dit :

    Le premier long métrage de l’acteur devenu réalisateur Felix Moati, Vincent Lacoste, Benoit Poelvoorde et Mathieu Capella, est une famille de trois personnes en difficulté.

    Au cours des cinq dernières années, l’acteur français Felix Moati s’est fait un nom en jouant le rôle principal dans des drames artistiques comme All About Them, Some Like it Veiled et Gaspard at the Wedding. Maigre, pâle comme un fantôme et arborant une ombre perpétuelle de cinq heures, il est souvent présenté comme un perdant intelligent mais plutôt naïf d’une vingtaine d’années, qui nous gagne peu à peu grâce à son innocence étudiée et à ses charmes nonchalants.

    C’est cette combinaison, ajoutée à une touche de vraie mélancolie, que Moati apporte à ses débuts prometteurs en tant que réalisateur, Father & Sons (Deux fils), qui suit une famille de trois hommes confrontés à trois crises existentielles distinctes. Le père, Joseph (Benoit Poelvoorde), vient de perdre son frère, ce qui l’incite à renoncer à une carrière dans la médecine et à écrire son premier roman. Joachim (Vincent Lacoste), son fils aîné, est encore sous le choc d’une rupture qui l’a empêché de faire ses études de doctorat en psychiatrie. Et Ivan (Mathieu Capella), âgé de 12 ans, traverse ses tout premiers moments d’angoisse adolescente en se rebellant contre son école, son frère et son père.

    Moati jongle avec beaucoup de soin avec ce trio de personnages et de trajectoires troublées, ainsi qu’avec suffisamment d’humour pour garder son film sombre et parisien étonnamment léger. Dans un domaine de comédies françaises souvent divisé entre tarif commercial bouffon et auteurisme naval, il parvient à trouver un juste milieu qui pourrait séduire les distributeurs de maisons d’art à travers l’Europe et au-delà.

    Yves Angelo (Colonel Chabert, Un Coeur en Hiver), tourné dans une atmosphère de poche jazzy, commence le film avec Joseph et ses fils assistant à un enterrement, à la suite duquel le père en deuil tombe dans une longue funk qu’il ne peut que soulager en devenant le ensuite Tolstoï (il fait la comparaison). Dans l’une des séquences les plus atroces du film, Joseph donne une lecture de son travail en cours qui est plutôt une humiliation publique, bien qu’il soit tellement inconscient de lui-même qu’il semble à peine le remarquer.

    Joachim et Ivan, en revanche, sont parfaitement conscients de l’état d’esprit de leur père et ne savent pas comment le gérer. Il y a une scène déchirante vers la fin du film où ils écoutent par la porte pendant que Joseph raconte à une petite amie au hasard à quel point il aime ses enfants et quelle douleur ils lui ont infligée (nous apprenons que sa femme est partie peu de temps après la naissance d’Ivan ). C’est l’une des meilleures performances que la star de la bande dessinée belge Poelvoorde ait donnée au cours de cette récente partie de sa carrière, Joseph oscillant constamment entre une tendre émotion et une sorte de solitude frustrante.

    Lacoste, qui est passé de comédies pour adolescents épouvantables à des drames artistiques (notamment dans deux excellents films français de l’année dernière, Sorry Angel et Christophe Amanda de Mikhael Hers), interprète Joachim comme un anti-héros doux-amer qui tente de sauver son papa en cachette. Il continue à implorer le rédacteur en chef de Joseph (Patrick d’Assumçao) de publier un manuscrit qui semble totalement illisible, refusant de laisser son père échouer, même si sa propre carrière universitaire est dans le marasme. Il commence également une relation amoureuse avec Esther (Anais Demoustier), le précepteur latin de son frère, mais leur histoire d’amour s’est obscurcie lorsque les souvenirs de l’ex-ex-Joachim reviennent à l’image.

    Ivan et le plus jeune, bien que de loin pas le plus immature, raconte en grande partie la vision de Father & Sons. Parfaitement incarné par le nouveau venu Capella, Ivan fait ce qu’il peut pour échapper à l’autorité de son grand frère et à l’inquiétude de son père. Mais les deux ne semblent jamais le laisser seul, errant dans sa chambre au milieu de la nuit pour fumer des cigarettes ou se plaindre de leur vie, ou des deux. (La plupart des scènes clés du film se déroulent entre minuit et 6 heures du matin, alors que les sentiments de chacun sont mis à nu par des accès d’anxiété et d’insomnie.)

    Les trois intrigues se croisent finalement d’une manière qui semble organique pour les personnages, avec Moati ne posant jamais les blagues et le drame trop épais. Il maintient un ton ludique et opprimé chez Father & Sons qui rappelle le début de Truffaut, le travail de Woody Allen dans les années 70 et 80 et Two Two de James Gray – ce dernier dans l’appartement claustrophobe et les contextes urbains (le film se déroule dans le Quartier Rive droite de République). Quand Joseph et ses fils sortent enfin de leur tempête émotionnelle, ils semblent moins secoués. Ils continueront probablement à être ce qu’ils sont, mais au moins ils deviennent un peu plus conscients d’eux-mêmes.