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Synopsis et détails

Grâce à Dieu
Réalisateur(s) : François Ozon
Acteur(s) : Denis Ménochet, Melvil Poupaud, Swann Arlaud
Catégorie(s) : Drame, Top
Langue : VF

Trois hommes, amis d’enfance, vont se croiser, confronter leurs expériences personnelles et interroger leur vie de couple, familiale et professionnelle.

2 Commentaires pour le film “Grâce à Dieu” :

  1. Anonyme dit :

    GAGNANT D’ARGENT BEAR! Le 18ème long métrage de François Ozon est de loin le plus incendiaire et le plus politiquement engagé; c’est un appel à l’action contre la pédophilie dans l’Église catholique qui tombe à pic et un sérieux prétendant à l’Ours d’or – en direct de la Berlinale

    On se souvient surtout de Francois Ozon pour ses drames psychologiques, ses thrillers psychosexuels et ses comédies tordues. Il est maintenant entré dans un territoire presque entièrement nouveau: la foi catholique et la pédophilie. Le résultat est tout simplement magnifique. Le réalisateur dépeint un portrait profondément humaniste des victimes de violences sexuelles du père Bernard Preynat (Bernard Verley), un prêtre de la vie réelle, dénonçant ainsi le silence et la complaisance de la hiérarchie catholique.

    By the grace of god suit les pas de Alexandre (Melvil Poupard), professionnel respectable âgé de 40 ans et père de cinq enfants. Il décide de confronter le père Preynat, qui l’a maltraité 30 ans plus tôt, après avoir appris en 2014 que le prêtre travaillait toujours en étroite collaboration avec des enfants. Le problème est que le crime a eu lieu en 1991 et qu’il a maintenant été prescrit (dépassant le seuil de 20 ans d’action en justice). Alexandre cherche donc des victimes plus récentes du père Preynat, dans une bataille opposant Goliath à David contre les extrêmement puissants et église catholique millénaire .

    Les autres victimes sont réticentes au début. Un homme appelé Didier refuse de coopérer. Didier et son frère ont été systématiquement maltraités par le père Preynat. Ce dernier n’a pas réussi à accepter les abus et s’est donc suicidé. Lentement et à contrecœur, d’autres victimes commencent à se manifester. Alexandre, François (Denis Menochet) et Emmanuel (Swann Arlaud) entament une bataille juridique contre l’Église. Bientôt, le scandale éclabousse les pages de tous les journaux locaux.

    Le cardinal Barbarin (François Marthouret) refuse dans un premier temps de céder, affirmant que Preynat restera un prêtre «aussi longtemps qu’il vivra». Il finit par promettre de dégrader Preynat, alors que la commotion publique deviendrait incontrôlable et qu’il céderait à la pression. Au cours d’une conférence de presse, il commet un glissement freudien très embarrassant: il dit que «dieu merci», la plupart des crimes sont maintenant expirés (d’où le titre du film Grâce à Dieu , qui se traduirait plus proprement par «Dieu merci»). Ce petit lapsus incarne la complaisance de l’Église avec les prêtres pédophiles et constitue un excellent choix pour le titre du film.

    Les performances sont impeccables. La déconstruction de la masculinité normative est un thème récurrent dans la filmographie de Ozon. Dans Time To Leave (2005), il déconstruit cette masculinité en s’effondrant. Dans The New Girlfriend (2014), il le fait en se travestissant. Dans Frantz (2016) à travers la mort et la guerre. Etc. Cette fois, il a choisi de déconstruire la masculinité par des abus sexuels. Ce n’est pas souvent que nous voyons un groupe d’hommes se réunir pour parler d’être victimes de pédophilie. Les victimes de viol ont tendance à être des femmes. Les garçons ne pleurent pas. Laissez seul se faire violer. Le viol d’hommes est toujours un tabou . Dans la grâce de Dieu Cependant, les choses sont un peu différentes. Les hommes pleurent très fort. Les hommes se tuent. Emmanuel a des crises au souvenir des événements traumatisants.

    À 137 minutes, By the grace of god ne devient jamais ennuyeux. Les dialogues sont extrêmement rusés, souvent accompagnés du contenu des lettres écrites par les victimes et leurs proches. L’abus en lui-même n’est jamais illustré et même la description verbale n’est jamais trop graphique et choquante (du moins pas en comparaison avec The Club , extrêmement explicite , de Pablo Larrain , il y a deux ans).

    À un moment donné, il est suggéré qu’il existe un lien entre l’homosexualité et la pédophilie (un lien facile à établir puisque toutes les victimes de Preynart étaient des hommes). Ozon rejette immédiatement cette suggestion, rappelant aux téléspectateurs que la pédophilie est illégale mais pas homosexuelle (Ozon est ouvertement homosexuel lui-même). L’Église tente de jouer la carte de la compassion pour tenter d’éviter les poursuites, mais Alexandre rappelle au clergé qu’un tel «pardon» équivaudrait à rester prisonnier et victime perpétuelle de Preynart.

    Ozon tente d’exempter le pape. Alexandre est motivé par le fait que le pape François a tant parlé de dénoncer la pédophilie. Le cinéaste français semble suggérer que le Saint-Prêtre progressiste tente de changer l’Église catholique . Cependant, il n’exempte pas le cardinal Barbarin et l’Église catholique dans son ensemble. Ozon va encore plus loin. Il inculque les parents qui ont opté pour le silence et la clémence, tels que les parents d’Alexandre.

    À la fin du film, nous apprenons que le procès du cardinal Barbarin devrait se terminer dans quelques semaines, le 7 mars. Ozon utilise le cinéma comme arme de transformation. By the grace of god, il est prévu de faire pression sur le système judiciaire français afin que justice soit enfin rendue, rappelant aux puissants cardinaux que personne n’est au-dessus de la loi. Les prêtres doivent faire face à la justice et non pas seulement demander «pardon» et être envoyés dans un «club» isolé du sud du Chili (dénoncé dans le film de Larrain). La hiérarchie devrait également être tenue pour responsable. De manière beaucoup plus significative, By the grace of god est un appel à l’action. Victimes d’abus sexuels, avancez. Amis et parents, soutenez-les. Le silence et la complaisance ne devraient jamais prévaloir.

    By the Grace of God vient d’être créé au 69ème Festival international du film de Berlin. C’est un très sérieux candidat au premier prix de l’événement, le très convoité Golden Bear.

  2. Anonyme dit :

    By the grace of god: un examen nuancé des horreurs de la maltraitance d’enfants et de la culpabilité de l’Église

    Est-il possible pour un cinéaste prolifique de faire preuve de polyvalence? Peut-être pas si le réalisateur est Woody Allen, mais c’est définitivement un oui dans le cas du réalisateur français François Ozon. Essayez de regarder le mélodrame mystérieux du meurtre tout en chantant en 2002 intitulé 8 Women with Catherine Deneuve et Isabelle Huppert, suivi de son 18e film, La grâce de Dieu, concourant pour le prix principal à la Berlinale de cette année.

    Ozon déploie les voix off avec une efficacité considérable et, en évitant la possibilité d’une narration standard, cet appareil se présente sous la forme de lettres et d’e-mails lus à voix haute. Cela permet la brièveté du montage dans lequel Alexandre (Melvil Poupaud), âgé de 40 ans, tente de contacter formellement le diocèse catholique de Lyon pour le tenir au courant des sévices sexuels qu’il a subis dans son enfance aux mains du père Preynat (Bernard Verley). Son contact est fructueux et après plusieurs échanges de courrier électronique et rencontres, Alexandre est mis face à face avec son agresseur, pour une brève discussion et une prière partagée. Parce qu’il n’ya rien de tel que la bureaucratie et une prière rapide pour guérir ces blessures invisibles qui blessent au cœur d’une personne.

    Le mécontentement d’Alexandre à l’égard du résultat est laissé en suspens et le récit passe brusquement à un autre protagoniste clé, puis à un autre, tous victimes du prêtre pédophile. Il faut un moment pour constater que l’attention du film est passée à un autre personnage, et cette séquence continue montre les talents de conteur d’Ozon. Il y a une scène déconcertante entre Alexandre et un représentant du diocèse dans laquelle l’église exprime son objection au mot même pédophile, qui peut techniquement signifier une personne qui aime les enfants. Ils se contentent de paedo-sex, ce qui a amené des titters à la projection, même s’il s’agissait plutôt d’un relâchement de la tension nerveuse. Il y a des flash-back sur les abus réels, qui, bien que brefs et décidément non gratuits, sont toujours déchirants.

    Il est extrêmement difficile d’empêcher que de tels éléments dramatiques ne se transforment en mélodrame, mais la retenue assurée d’Ozon garde la narration sur sa voie, qui s’avère troublante. Ce qui serait déjà convaincant est renforcé par le fait que le film est basé sur une histoire vraie, dans laquelle tous les personnages principaux ont des équivalents réels. Une dernière fiche révèle que les conséquences juridiques de l’abus représenté seront bientôt tranchées par un tribunal français. Les conséquences émotionnelles et morales de cette affaire et d’innombrables autres cas comparables ne seront probablement pas résolues aussi succinctement.