Le Daim en streaming VF HDLIGHT

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Synopsis et détails

Le Daim
Réalisateur(s) : Quentin Dupieux
Acteur(s) : Adèle Haenel, Albert Delpy, Jean Dujardin
Catégorie(s) : Comedie
Langue : VF

L’obsession d’un homme pour son blouson en peau de daim de créateur lui fait perdre ses économies et se tourner vers le crime.
Titre international : Deerskin

1 commentaire pour le film “Le Daim” :

  1. Anonyme dit :

    Quentin Dupieux, l’iconoclaste français le plus récent, met en vedette Jean Dujardin comme un homme qui tombe amoureux de sa veste.

    Après avoir tourné, entre autres, un film sur un pneu avec un instinct de tueur et un film sur la télépathie entre humains et animaux – respectivement Rubber (2010) et Wrong (2012) -, pourquoi ne pas raconter aussi l’histoire d’un type qui tombe à la tête- des talons amoureux de sa veste en daim à franges? Quentin Dupieux, musicien et metteur en scène occasionnel français, a ouvert la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes cette année avec son léger mais assez amusant Deerskin (Le Daim) .

    La vedette de l’ artiste , Jean Dujardin, joue le rôle d’un cinéaste complètement désemparé, qui s’efforcera de devenir l’unique personne sur la planète – ou du moins le village de montagne où il est hébergé dans un hôtel terrifiant – pour porter un manteau. Et c’est la présence de Dujardin qui assurera une plus grande visibilité que d’habitude pour un projet Dupieux. Mais malgré quelques bons gags et performances engagées, la suspicion tenace que ce concept excentrique aurait mieux fonctionné en tant que travail de longueur moyenne ou même de courte durée reste. Il sortira en France le 19 juin.

    Le film, aux couleurs délavées des travaux précédents de Dupieux, s’ouvre sur une étrange scène dans laquelle trois jeunes font la queue et, l’un après l’autre, déposent leurs vestes dans le coffre d’une vieille Audi battue alors qu’ils se Proclamez: “Je jure de ne plus jamais porter de veste aussi longtemps que je vivrai.” Cela se révèle plus tard faire partie d’un film dans un film qui est tourné, avec un minuscule caméscope et une expérience zéro cinéma, par Georges (Dujardin), un mauvais à rien largué par sa femme. Peut-être pour faire face à son malheur, il s’est rendu dans un petit village des Alpes pour acheter une veste de 9 000 dollars composée du matériau principal d’un vieux slob (l’acteur de Julie Delpy, le père Albert, dans un camée). Qu’à cela ne tienne, c’est un peu petit sur son corps robuste: George a l’impression, eh bien, neuf mille dollars.

    En bonus, le vieil homme donne à Georges un vieux caméscope, qui devient le support qui informe le mensonge qu’il est en ville pour faire un film (il est censé être seul car ses producteurs fantaisistes sont en Sibérie pour une scène de combat élaborée). Cela impressionne vraiment la barmaid locale, Denise (Adele Haenel, de BPM ), rédactrice en chef et gamine à plein temps, qui participe au plan complètement improvisé de Georges pour créer un faux documentaire. Le sujet est un homme impitoyable, un peu comme lui, qui fera tout pour devenir la seule personne au monde autorisée à porter le seul manteau qui subsiste, de sorte que sa nouvelle possession appréciée puisse enfin briller vraiment; le manteau est une métaphore supposée de la coquille dure dont nous avons tous besoin pour nous protéger du dur monde extérieur.

    Dupieux, qui, comme à son habitude, a également écrit le scénario et géré les tâches de la caméra, n’a rien perdu de son sentiment de malice. Il y a quelques moments très amusants, y compris une rencontre nocturne avec une femme qui devine à tort le type de film que Georges tourne, et une autre scène dans laquelle le protagoniste du sac triste tente de sortir son alliance du cadavre d’un employé d’hôtel qui a commis suicide en se tirant une balle dans la figure. L’explication sans issue de Denise sur son expérience de la chronologie embrouillée de Pulp Fiction vaut également la peine de s’amuser tandis que la fin de Deerskin est brillamment futile, ce qui convient parfaitement à une histoire aussi absurde, même si l’élan narratif est brusquement coupé.

    Mais l’intrigue est, bien entendu, extrêmement mince et tout s’effondrerait s’il n’existait pas sans la performance engagée de Dujardin. L’acteur, à la barbe grisonnante et aux cheveux décoiffés, a déjà joué ce genre de perdant fou et opportuniste, tout récemment dans I Feel Good de l’année dernière mais aussi depuis sa création de Brice de Nice, qui l’a transformé en une star de cinéma. Ici aussi, son Georges se sent pleinement habité, même si nous n’avons que très peu d’arrière-plan. Quand il commence à parler de sa veste en daim sur un porte-manteau et personnifie ensuite la voix de la veste afin que les deux puissent dialoguer, cela ressemble à quelque chose que serait un homme désespéré, solitaire et satisfait comme Georges. Denise et toutes les autres parties soutiennent réellement les joueurs témoins de la folie privée de Georges – et parfois des participants involontaires.

    En termes de construction du monde, Dupieux et les concepteurs de la production et des costumes ont fait un sérieux effort pour ancrer les choses dans une réalité plus reconnaissable que lors de la plupart des sorties précédentes du réalisateur. Mais la tendance du cinéaste à utiliser la violence uniquement pour rire et à en ignorer les conséquences réelles sape cette tentative d’injecter une certaine gravité dans le fond joliment détaillé de Deerskin. Curieusement, le musicien et metteur en scène n’a pas fourni de partition lui-même cette fois-ci, mais s’est entièrement appuyé sur de la musique préexistante.