Le Livre d’image VF HDLIGHT

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Synopsis et détails

Le Livre d’image
Réalisateur(s) : Jean-Luc Godard
Acteur(s) : Jean-Luc Godard
Catégorie(s) : Drame
Langue : VF

Rien que le silence. Rien qu’une chanson révolutionnaire. Une histoire en cinq chapitres, comme les cinq doigts d’une main.

4 Commentaires pour le film “Le Livre d’image” :

  1. Anonyme dit :

    Vous pouvez très bien aimer Godard et “Au revoir à la langue” et toujours trouver cela absolument prétentieux et dénué de sens. Pour moi, dans ce “travail” (ou “livre” si vous voulez l’appeler, ce n’est certainement pas un “film”), la substance ne justifie pas le cadre. Je regardai ma montre en essayant de déterminer combien de temps il me faudrait encore, et réalisai que nous étions dans le film depuis 9 minutes! NEUF!!! J’ai quitté le théâtre après 40 minutes, réalisant que je pouvais trouver mieux à faire dans les 45 prochaines minutes.

  2. Anonyme dit :

    Ce film n’est pas pour tout le monde, donc si vous ne l’aimez pas, c’est bon. Mais pour moi, c’est vraiment le meilleur film que j’ai jamais vu. Et j’ai vu Felini, Tarkovski, Antonioni, Bertolucci, Haneke et bien d’autres grands cinéastes. Mais GODARD EST LE DIEU DU MONTAGE. Parfois, j’oublie même qu’il a 88 ans. Je ne peux tout simplement pas imaginer comment diable il fait ce genre de choses à son âge. Ceci est ma première critique à Imdb. Je viens juste de m’inscrire, alors je peux écrire une critique sur ce film, car tout le monde se plaignait de la gravité de la situation. Je viens de me rendre compte que je n’ai même pas de mots à réviser. Pardon. Ça y est. Au moins, je peux vous dire que vous devez regarder cela avant de mourir.

  3. Anonyme dit :

    Jean-Luc Godard réduit depuis des années son cinéma à des couches de plus en plus symboliques et minimalistes. Si dans les années 70 et 80, son travail attirait déjà l’attention sur une “absence de scénario”, qui était en fait un texte aux grandes lignes qui jouait pour l’improvisation sur scène dans les décennies suivantes, jusqu’à ce que le travail des acteurs commence à être gardé au minimum.

    Ses films d’aujourd’hui sont comme des collages d’histoire et des réflexions sur les sujets qui l’intéressent le plus: l’histoire et le cinéma. Et le parallélisme que l’un a avec l’autre.

    Nouvelle oeuvre du réalisateur prolifique, “The Image Book” est le sommet de son cinéma du symbolisme et du collage. Il n’y a pas d’acteurs. Tout au plus, la voix caverneuse de Godard, qui raconte aujourd’hui que le film a 88 voix, reflète le XXe siècle, le nouveau siècle, l’humanité, la société et, bien sûr, le cinéma.

    Pour Godard, le cinéma est le livre d’images du XXe siècle. Tout comme la Bible, le Coran et d’autres textes religieux constituent le fondement de la vie en société et racontent l’histoire au sein de leurs religions respectives, le cinéma est la documentation de l’histoire de la modernité et de la contemporanéité.

    À travers “The Image Book”, Godard nous invite à réfléchir sur l’histoire. Et il construit un voyage à travers le vingtième siècle dans un collage incessant d’images et de sons qui imprègnent l’histoire de l’art sous ses formes les plus différentes. Tous sont divisés en cinq actes, cinq doigts étant les doigts et cinq sens. Cinq est un chiffre qui traverse tout le film, ainsi que la métaphore autour des mains et leur signification symbolique dans chaque attitude.

    C’est à travers cette métaphore des mains que Godard attire l’attention sur une histoire construite par les signes du langage corporel. Ce sont les mains utilisées pour l’amour, mais elles amènent également la déception dans le premier acte, les mains utilisées pour la violence du deuxième acte ou les mains qui légitiment l’usage de la force par l’esprit des lois du quatrième acte.

    La première partie du film est un ensemble de réflexions sur ce que Godard avait déjà évoqué dans d’autres œuvres telles que “Film Socialism” (2010) ou “Forever Mozart” (1996).

    La dernière partie est que cela apporte un Godard avec un regard sur le Moyen-Orient rarement, ou peut-être jamais auparavant, montré si profondément. Dans un jeu de mots affirmant que “Sheherazade aurait raconté une histoire différente en 1001 jours” et non pas des nuits comme la tradition, Godard montre la faillite du regard de l’ouest sur l’est.

    Pour lui, nous considérons l’Orient comme une masse culturelle unique et non comme si chaque pays avait sa propre culture et sa propre vision du monde. De la même manière que nous considérons à l’est le miroir de ce que nous ne sommes pas. Et cela se reflète dans la manière dont le cinéma décrit l’Orient. C’est lorsque les mains apparaissent dans des mouvements délicats, peints avec des symboles que nous ne comprenons pas ou ne tenons pas fermement le Coran dans sa prière.

    Dans un moment plus controversé, Godard soutient la bombe. Fait appel au côté positif de la bombe. Il voit que la bombe est la révolution telle qu’elle était en Europe. C’est la réaction des opprimés. Il est difficile de soutenir cela à une époque où l’Europe subit autant d’attaques terroristes. Mais il est possible de comprendre le côté de Godard en essayant de montrer cela comme une réaction plutôt que comme une action. D’où le parallèle avec les mouvements révolutionnaires.

    Godard est un génie. Souvent mal compris, souvent perçu comme agaçant et difficile à comprendre. Mais son film reste vivant, incite à la réflexion et agréable pour ceux qui acceptent le défi d’essayer de le déchiffrer à chaque travail.

  4. Anonyme dit :

    Lorsque j’ai projeté Il y a quelques années UN HOMME ESCAPÉ dans une classe d’introduction au cinéma, un étudiant particulièrement brillant semblait fasciné par l’utilisation radicale et extensive par Bresson de la narration à la première personne, des gros plans des mains au travail et de son style inhabituel. ces éléments ont interagi les uns avec les autres. Dans une discussion qui a suivi la projection, il a souligné que “c’était comme si les mains du lieutenant Fontaine pensaient et parlaient”. Cette remarque me rappelait au début de THE IMAGE BOOK, de Jean-Luc Godard, quand un plan rapproché représente les mains d’un homme réunissant deux plans d’un film 35 mm sur une table de montage. Sur la bande originale, la voix de Godard, âgée de 87 ans, devenue un murmure sépulcral, nous informe que “la véritable condition de l’homme” est de “penser avec les mains”. Ceci est suivi de ce qui semble être une image documentaire des doigts émaciés d’une victime d’un camp de concentration. Des images de main provenant de sources variées – d’une photo de Bunuel tenant un rasoir dans l’ouverture de UN CHIEN ANDALOU au détail d’un index pointé vers le haut dans le tableau de Jean-Baptiste de Da Vinci – prolifèrent dès les premières étapes de THE IMAGE BOOK . Cela sert à présenter la structure du film (“cinq chapitres comme les cinq doigts d’une main”) et sa stratégie esthétique globale (mélange d’extraits de films narratifs avec des documentaires, des œuvres d’art de haute qualité, des vidéos sur téléphone portable, etc.); mais, plus important encore, cela nous rappelle la croyance de Godard selon laquelle un cinéaste est idéalement quelqu’un qui travaille de ses mains et exploite des “petits instruments” comme l’équipement analogique sur lequel Godard commence le processus de découpage et de découpe du contenu de sa vaste image. banque de données avant de transmettre cette séquence à son cinéaste / co-éditeur, Fabrice Aragno, pour une mise à niveau numérique.

    LE LIVRE D’IMAGES proprement dit commence après ce bref prologue: les quatre premiers chapitres présentent le montage associatif le plus rigoureux de Godard: il retrace diverses images, idées et motifs tout au long de l’histoire du film (eau, trains, guerre, le concept de “loi” , “etc.) d’une manière qui n’est pas sans rappeler celle de son gigantesque essai vidéo HISTOIRE (S) DU CINEMA. Mais, même si cela semble familier, ces passages de THE IMAGE BOOK montrent toujours que Godard est un expérimentateur agité: la célèbre scène de JOHNNY GUITAR de Nicholas Ray où Sterling Hayden implore Joan Crawford de “mentir” en lui professant son amour Godard a déjà été cité dans plusieurs autres films) se voit attribuer un nouveau look par l’introduction d’un écran noir lors de ce qui devrait être une photo de Hayden, de sorte que les téléspectateurs ne voient que la photo correspondante de Crawford dans leur échange de dialogue chargé. Un autre nouveau truc dans la manche du réalisateur est la manière dont il présente les plans dans un rapport de format délibérément incorrect (c’est-à-dire que les images paraissent étirées horizontalement) avant de les faire “s’afficher” dans le rapport approprié, un effet poétique amusant et étrangement satisfaisant. Les éléments les plus sombres et les plus troublants du film ont par contre amené certains critiques à le qualifier de “film d’horreur”. Dans un cas, Godard juxtapose de manière provocante une scène d’exécution de PAISAN de Rossellini, dans laquelle des partisans italiens sont noyés par leurs ravisseurs nazis, avec des images étrangement similaires et récentes d’exécutions de l’Etat islamique. Ailleurs, il juxtapose des images d’artistes interprètes exploités – des images croisées d’un “pinhead” souriant de FREAKS de Tod Browning avec un acteur jouant un rôle anilingus dans un film pornographique d’origine inconnue (ce dernier est identifié uniquement comme “PORNO” dans la longue bibliographie qui compose le plus des crédits de clôture).

    C’est le cinquième et dernier chapitre, qui occupe presque toute la seconde moitié du film, qui voit Godard se lancer audacieusement dans un tout nouveau territoire: cette section examine comment les artistes occidentaux donnent souvent une fausse image du monde arabe en le décrivant de manière simpliste et réductrice. (c.-à-d. comme “joyeux” ou “barbare”). Godard cite abondamment des auteurs que je n’ai pas lus (par exemple, Edward Saïd et Albert Cossery), mais le sens général est clair dans une longue scène qui se concentre sur un pays arabe fictif nommé Dofa, dont le “souterrain n’a pas de pétrole” mais dont le Premier ministre a néanmoins rêve de soumettre tous les pays du Golfe à son règne. Ce qui est incroyable dans cette séquence, c’est la façon surprenante dont Godard raconte son “histoire” uniquement par le biais de sa narration, tandis que la bande-image est composée d’une corne d’abondance de séquences trouvées de films de cinéastes occidentaux et arabes (sans parler de plans hyper-saturés apparemment capturés). Godard et Aragno dans les tournages tunisiens les plus ravissants du film). Il est bien sûr difficile de déterminer la provenance de ces coups. Dans une œuvre obsédée par la guerre et la mort et qui est encore plus désespérée que d’habitude pour cet artiste gnomique, Godard exprime toutefois l’espoir d’une nouvelle poétique du cinéma, dans laquelle les cinéastes du Moyen-Orient et d’Afrique découvrir de nouvelles façons de se voir et de s’entendre. La conception sonore sauvage, qui a toujours attiré l’attention de Godard, atteint de nouveaux sommets d’expression: voix, sons et extraits musicaux agressifs, ping-pong entre plusieurs canaux stéréo, ce qui en fait pour les oreilles ce que la 3D révolutionnaire de GOODBYE TO LANGUE a fait pour les yeux. Dans une longue séquence post-crédits, la voix off de Godard se transforme en crise de toux tandis qu’une séquence de danse rhapsodique de LE PLAISIR de Max Ophuls obtient le dernier mot sur la piste d’images. Malgré ce que pensent certains de ses détracteurs, Godard croit toujours au pouvoir élémentaire du cinéma. C’est pourquoi le livre IMAGE BOOK est un travail plus accessible que même nombre de ses champions voudraient vous faire croire. Repérer les références et décoder les significations est finalement moins important que l’expérience sensorielle de simplement vibrer avec le ton uniquement romantique / pessimiste engendré par la maîtrise totale de “l’image et de la parole” de ce médium.