Madame en streaming VF HDLIGHT

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Uptobox Fuuze HDLIGHT (VF)

Synopsis et détails

Madame
Réalisateur(s) : Amanda Sthers
Acteur(s) : Harvey Keitel, Rossy de Palma, Toni Collette
Catégorie(s) : Comedie, Drame
Langue : VF

Ajoutant un peu de piment à un mariage en déclin, Anne et Bob, un couple américain riche et bien connecté, emménagent dans un manoir dans un Paris romantique. Tout en préparant un dîner particulièrement luxueux pour des amis internationaux sophistiqués, notre hôtesse découvre qu’il y a 13 invités. En proie à la panique, Anne insiste pour que sa servante Maria se déguise en une mystérieuse femme noble espagnole pour égaliser les chiffres. Mais un peu trop de vin et une discussion enjouée ont amené Maria à se faire par hasard chouchouter par un expert en art issu de la noblesse britannique. Anne se retrouve entrain de chasser sa femme de chambre autour de Paris et finalement comploter pour détruire cette histoire d’amour inattendue et joyeuse.

2 Commentaires pour le film “Madame” :

  1. Anonyme dit :

    Une histoire de Cendrillon moderne avec une fin beaucoup plus douce-amère, ou peut-être ouverte.

    Je l’ai vu au Festival du Film de Sydney où le public riait souvent, et à d’autres moments, il restait silencieux.

    Toni Collette est absolument merveilleuse en tant que seconde épouse américaine fragile, qui parvient à être à la fois monstrueuse et égoïste tout en étant vulnérable et même gentille. Rossy de Palma donne une performance époustouflante comme Maria, c’est un vrai tour de force. Le reste du casting est très fort, jouant des personnages imparfaits qui suscitent toujours autant de sympathie et de frustration.

    Belle cinématographie, qui parvient à rendre Paris à la fois familier et nouveau. J’ai beaucoup aimé les costumes et la bande-son qui fonctionne vraiment.

    Hautement recommandé.

  2. Anonyme dit :

    La comédie du genre des mœurs utilise la satire pour exposer les rituels et les affectations qui passent pour la politesse sociale. Poussé par un dialogue spirituel et une caractérisation, il rit du meilleur et du pire des comportements humains. Un bon exemple est la comédie dramatique Madame (2017) qui mélange des thèmes de race et de classe dans un conte de Cendrillon charmant de découverte de soi.

    La ligne de l’intrigue est trompeusement simple. Le couple américain prétentieux Anne (Toni Collette) et Bob (Harvey Keitel) ont loué un élégant manoir dans le quartier branché de Paris pour impressionner leurs amis et clients. A la veille d’un dîner formel «sans frais», un invité annule, laissant la table avec un nombre impair d’invités. Anne ordonne à sa serveuse timide, Maria (Rossy de Palma), de composer le numéro, de faire semblant d’être une amie espagnole et de parler très peu. Après quelques verres, Maria devient extravertie et elle est remarquée par le courtier d’art britannique David (Michael Smiley) qui est convaincu qu’elle est une aristocrate mystérieuse. À l’horreur d’Anne, ils commencent à se voir malgré des tentatives désespérées pour les arrêter.

    Le portrait d’une humble servante espérant être aimée pour ce qu’elle est. Son ennemi juré est Anne, la méchante sorcière qui veut la garder en place. Alors que Keitel et Smiley remplissent avec compétence leurs rôles de soutien, l’énergie émotionnelle provient entièrement des deux stars féminines. Collette dépeint scandaleusement une boulimie consommée alors qu’elle élabore ce qu’elle appelle un «accident de voiture au ralenti» et de Palma fait une interprétation réconfortante de la femme de chambre qui ose espérer. Brillamment filmé dans des lieux parisiens, ses rebondissements narratifs jouent sur des thèmes de rituels de classe et de stéréotypes raciaux. Le script est parfois travaillé avec des références banales à connaître sa place, mais c’est de Palma qui maintient l’histoire en vie. Elle utilise ces grands yeux innocents pour transmettre ce que c’est que de croire soudainement que quelqu’un vous aime vraiment, tout en étant inconscient de la mascarade dans laquelle elle a été poussée. L’esthétique non conventionnelle de De Palma devient un dispositif pour mettre en évidence les valeurs plus profondes du caractère généreux et la superficialité de la beauté profonde de la peau.

    Cette comédie à combustion lente est une étude de l’ego gonflé et de l’humilité naturelle. Son intrigue minimale permet de rester concentré sur la bataille entre les pulsions féminines primitives, l’une ne reculant devant rien pour préserver l’ordre social, l’autre balancé dans un rêve de Cendrillon. Pas tous les contes de fées ont des fins concluantes et ne le fait pas celui-ci. Mais il a assez de rires et de moments chaleureux pour être intéressant à regarder malgré sa fin!